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Les marchés publics constituent le moyen par
lequel l’État et ses démembrements réalisent des travaux ou des études et
acquièrent des biens et des services.
Ainsi, le système des marchés
publics apparaît comme l’instrument qui permet la transformation du
potentiel financier d’un pays en infrastructures et équipements sociaux
(routes, écoles, hôpitaux…). Par ce fait même, il est considéré comme un
vecteur essentiel de lutte contre la pauvreté et comme un moyen important
pour l’amélioration des conditions de vie et du bien être des populations.
Au Cameroun, cette importance des
marchés publics se confirme clairement par les chiffres. A titre d’exemple
récent, au cours de l’exercice budgétaire 2004, le volume total des marchés
passés représentait près de 340 milliards de francs CFA, soit environ 4,1 %
du Produit Intérieur Brut (PIB) et 25,4 % de la dépense publique totale.
Dès lors, il apparaît que le
développement économique et social d’un pays est largement tributaire de
l’efficacité et de l’intégrité de son système des marchés publics.
C’est pourquoi depuis son
indépendance, le Cameroun n’a pas cessé de réformer son système de passation
des marchés publics afin de le rendre davantage efficace et le mettre ainsi
au service du développement.
La dernière grande réforme menée
pendant près d’une décennie (1995-2004) et qui a connu son aboutissement
avec la publication, le 24 septembre 2004, du décret portant Code des
Marchés Publics, aura permis de mettre en place un système des marchés
publics moderne, parce que répondant parfaitement aux standards
internationaux en la matière, et aux principes du bonne gouvernance que sont
« la liberté d’accès à la commande publique, l’égalité de traitement des
candidats et la transparence des procédures ».
Si la réforme du système des marchés
publics dans laquelle le Cameroun s’est engagé depuis 1995 a été mise en
œuvre avec un réel succès au plan institutionnel et réglementaire, les
rapports des derniers audits menés par les consultants internationaux
relèvent cependant un « talon d’Achille ».
En effet, il en ressort que le
dispositif répressif élaboré pour les cas d’atteintes à la réglementation
des marchés publics n’est pas opérationnel et que l’application des
sanctions prévues pour ces cas n’est ni effective, ni systématique.
C’est pour mettre un terme à cette
situation que la présente « Étude sur les sanctions dans le domaine des
marchés publics » a été décidée...Lire
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